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Où se faire soigner ?

Dans la vie quotidienne, se déplacer à Kinshasa n’est pas aisé mais… Malades, cela s’avère encore plus compliqué ! Solidarco offre une solution à cette difficulté en garantissant l’accès aux soins médicaux dans un réseau étendu et diversifié.

Un prestataire de soins sélectionné sur base de critères qualitatifs

La désignation du Bureau Diocésain des Œuvre Médicales (BDOM) comme prestataire de soins a fait l’objet d’une étude de faisabilité afin d’en évaluer les caractéristiques distinctives :

  • Un réseau à 3 échelons (1. Centres de Santé et Centres de Santé de Référence, 2. Centres Hospitaliers, 3. Hôpital Général de Référence – Saint Joseph), permettant le respect de la stratégie d’échelonnement des soins promue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ;
  • Une qualité de soins et des médicaments, un prix abordable et une tarification à l’épisode : suivant plusieurs études notamment du Bureau International du Travail/ Programme STEP, le BDOM est réputé pour avoir le meilleur rapport qualité/prix ;
  • Un personnel soignant qualifié et évalué régulièrement.

Mieux connaître notre réseau sanitaire

46 Centres de Santé (CS)

46 Centres de Santé (CS)

Les bénéficiaires de Solidarco accèdent aux soins par leur « centre de santé » (CS), structures de santé de première ligne réparties dans 17 communes de Kinshasa (sur 24 communes au total) et assurant une « proximité ». Les bénéficiaires ne doivent plus parcourir de très nombreux kilomètres pour se faire soigner et peuvent, ainsi, s’y rendre dès qu’un symptôme apparaît.

Les Centres de Santé peuvent, dans une certaine mesure, être comparés à nos « maisons médicales » : formations sanitaires de base (polyvalentes, permanentes et décentralisées), elles disposent, en général, de services tels que les consultations de médecine générale (consultations externes), la maternité (10 lits), l’unité de chirurgie, l’hospitalisation (10 lits à 20 lits), le laboratoire voire d’une pharmacie.

La polyvalence des soins est une caractéristique première des centres de santé : cette caractéristique en fait les structures les plus utilisées pour l’accès aux soins de la population kinoise.

Le personnel soignant est composé d’un 1 Administrateur-Gestionnaire responsable sur le plan de la gestion et de l’administration, d’un Infirmier Titulaire (diplômé) qui est le responsable des activités de soins, 3 infirmiers (diplômés), 3 accoucheuses, 1 laborantin et 1 garçon de salle. Le médecin superviseur du BDOM passe une fois par semaine pour la supervision et les activités curatives (consultations, chirurgie).

Dans 7 communes de Kinshasa (BANDALUNGWA, BARUMBU, GOMBE, KASA-VUBU, LINGWALA, MALUKU, NGIRI-NGIRI), il n’y a pas de Centre de Santé (CS) conventionné. Toutefois, les centres implantés dans les communes avoisinantes permettent de combler cette absence et d’assurer une proximité :

  1. Les habitants de la Commune de BANDALUNGWA peuvent se rendre dans le Centre de Santé (CS) LUBUDI situé à KITAMBO (Rue Imbela, 14), dans le Centre de Santé NGOLO situé à NGALIEMA (Rue Tshela, 42) ou encore dans le Centre de Santé BONDEKO situé à KALAMU (Rue De Bondo, 31 ; Quartier : Kimbangu II) ;
  2. Les habitants de la Commune de BARUMBU peuvent opter pour le Centre de Santé (CS) SAINT PIERRE situé à KINSHASA (Av. Kongolo, 16) ;
  3. Les habitants de la Commune de GOMBE peuvent également se rendre dans le Centre de Santé (CS) SAINT PIERRE de KINSHASA ;
  4. Les habitants de la Commune de KASA-VUBU peuvent se rendre dans le Centre de Santé (CS) SAINT PIERRE de KINSHASA ou dans le Centre de Santé BONDEKO de KALAMU (Rue De Bondo, 31 ; Quartier : Kimbangu II) ;
  5. Les habitants de la Commune de LINGWALA peuvent se rendre au Centre de Santé (CS) SAINT PIERRE de KINSHASA ;
  6. Les habitants de la Commune de MALUKU peuvent se rendre au Centre Hospitalier (CH) ETONGA situé à NSELE (Rue Etonga, 68) ;
  7. Les habitants de la Commune de NGIRI-NGIRI peuvent se rendre soit, au Centre de Santé (CS) BONDEKO de KALAMU, soit au Centre de Santé (CS) SILOÉ de BUMBU.

Par ailleurs, la liste des Centres de Santé (CS) peut évoluer : certains Centres étant transformés en Centres Hospitaliers (CH). En 2009, le Centre de Santé SAINT AMBROISE de KISENSO a été transformé en Centre Hospitalier SAINT AMBROISE. Cette formation sanitaire dispose d’une capacité de 84 lits et de 4 départements traditionnels d’un Hôpital (Médecine interne, Chirurgie, Gynécologie – Obstétrique et Pédiatrie).

N.B. Sur présentation de leur « carte de bénéficiaire », les bénéficiaires pourront se faire soigner gratuitement, pour tous les soins couverts par Solidarco, dans le Centres de Santé qu’ils ont choisi comme structure de référence.

12 Centres Hospitaliers (CH)

12 Centres Hospitaliers (CH)

En cas de complications, le patient pourra, éventuellement, être référé par son Centre de Santé vers un Centre Hospitalier (CH), structure de santé de deuxième ligne accessible 24 heures sur 24, voire vers l’Hôpital de Référence conventionné (Saint Joseph situé dans la Commune Limete).

Afin d’illustrer la capacité des Centres Hospitaliers (CH), deux exemples peuvent être donnés :

  • Le Centre Hospitalier d’État de Kisenso (CHEK) : Situé au n°44, rue Bukala, quartier mission, dans la commune de Kisenso, le Centre Hospitalier d’Etat de Kisenso en sigle CHEK a été construit en 1972 et inauguré le 24 Novembre 1973 par l’autorité de la ville de Kinshasa. C’est un hôpital d’Etat dont la gestion a été cédée à l’archidiocèse de Kinshasa par l’entremise de sœurs de la foi. Il a une capacité de 120 lits et organise plusieurs services comme la pédiatrie, la médecine interne, la gynéco-obstétrique, la chirurgie, les urgences, l’ophtalmologie, la dentisterie. L’ouverture d’un service de soins dentaires a été motivée par plusieurs cas de décès provoqués par les complications de la carie dentaire (phlegmons et nécroses d’origine dentaire). Ce service a été lancé le 28 janvier 2008.
  • Le Centre Hospitalier (CH) et Maternité de Mokali : Le Centre Hospitalier et Maternité de Mokali est situé dans la commune de KIMBANSEKE, au quartier Mokali, entre les rivières Mango et Mokali. La construction du centre remonte à 1995, mais les activités des soins proprement dites ont démarré le 11 août 1998 sous la conduite de son initiatrice la sœur DIOMIRA, sœur de la congrégation de saint Joseph de Turin. Un cabinet dentaire y a ouvert ses portes en 1999. Le centre hospitalier Mokali a une capacité de 100 lits. Les services organisés sont notamment : *Consultation externe ; *Pédiatrie ; *Médecine interne ; *Chirurgie ; *Dentisterie ; *Maternité ; *Ophtalmologie ; *Pharmacie et *Laboratoire.

N.B. Sous réserve du respect des conditions de Solidarco (principe de l’échelonnement des soins et délivrance d’un billet de transfert par la formation sanitaire de première ligne), les bénéficiaires pourront se faire soigner gratuitement, pour tous les soins couverts par Solidarco, dans les Centres Hospitaliers.

Un relais 24h/24 pour les urgences

Un relais 24h/24 pour les urgences

Pour une urgence en dehors des jours et heures d’ouverture de son Centre de Santé, tout bénéficiaire peut se rendre au Centre Hospitalier de son choix.

Autrement dit, lorsque les Centres de Santé ferment (aux alentours de 16 heures), vos proches peuvent toujours être pris en charge, en cas d’urgence, dans un des douze Centres Hospitaliers qui restent ouverts 24h/24.

Hôpital Général de Référence (HGR)

Hôpital Général de Référence (HGR)

L’Hôpital Général de Référence est l’Hôpital Saint Joseph à LIMETE : il fonctionne avec 300 lits, 427 agents dont 60 médecins, 178 infirmiers et 52 agents paramédicaux ainsi que 80 administratifs et 57 autres agents commis à d’autres tâches. Au cours de l’année 2013, cet Hôpital a reçu, en consultation, près de 46.407 cas.

L’Hôpital Général de Référence est uniquement accessible sur référence (« billet de transfert ») des Centres de Santé (CS) et des Centres Hospitaliers (CH) : il n’est pas possible de s’y rendre directement.

Ce principe de la pyramide sanitaire, de l’échelonnement des soins, permet une organisation adéquate de la couverture sanitaire en mettant l’accent sur la complémentarité entre les différents échelons. En effet, plusieurs études (Bureau International du Travail,…) ont révélé qu’au sein de la ville de Kinshasa, la population a recours à de nombreux types de soins (centres de santé, dispensaires privés, automédication, tradipraticiens, polycliniques et hospitalisations) mais que le recours le plus fréquent au sein de l’environnement sanitaire concerne les soins primaires auprès des centres de santé (58,9%). Solidarco assure, ainsi, une prise en charge complète de ce volet des soins primaires via ses centres de santé.

De plus, l’appréciation de la prise en charge par les ménages est meilleure au niveau des centres de santé que celle dans les hôpitaux étudiés. L’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers s’intéresse à cette question, soulignant les éléments les plus appréciés dans les centres de santé : l’offre de services polyvalents et la plus grande proximité des centres de santé comparés aux hôpitaux.

L’Hôpital Général de Référence (HGR) vient en support, en appui, aux 1er et 2ème échelons : par exemple, pour les prestations médicales lourdes.

Pour en savoir plus :